<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Vie quotidienne &#8211; Vince Adam</title>
	<atom:link href="https://vinceadam.com/sujet/vie-quotidienne/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://vinceadam.com</link>
	<description>Psychanalyste, Life Coach</description>
	<lastBuildDate>Thu, 19 May 2022 04:19:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>

<image>
	<url>https://vinceadam.com/wp-content/uploads/2021/11/cropped-Vince-Adam-favicon-new--32x32.png</url>
	<title>Vie quotidienne &#8211; Vince Adam</title>
	<link>https://vinceadam.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Polissonne Touraine</title>
		<link>https://vinceadam.com/vie-quotidienne/ridicule-ou-genial/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vince Adam Psy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 May 2022 06:47:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vinceadam.com/?p=1520</guid>

					<description><![CDATA[Cette semaine était inaugurée la nouvelle borne de bienvenue de Véretz, sympathique village sur le bord du Cher. Comment doit-on la lire ? Les humains ont peur du noir. Ils craignent l’inconnu.&#160; C’est pourquoi entre deux produits concurrents, le consommateur choisit le plus souvent celui dont la publicité lui a fait connaître la marque.&#160; Pourtant, rien [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cette semaine était inaugurée la nouvelle borne de bienvenue de Véretz, sympathique village sur le bord du Cher. Comment doit-on la lire ?</p>



<p>Les humains ont peur du noir. Ils craignent l’inconnu.&nbsp;</p>



<p>C’est pourquoi entre deux produits concurrents, le consommateur choisit le plus souvent celui dont la publicité lui a fait connaître la marque.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, rien ne dit que le produit le plus connu soit le meilleur. Mais on le choisit, sans toujours savoir si c’est objectivement le bon choix. Car ce que l’on recherche c’est éviter le risque, c’est préserver son confort mental.&nbsp;</p>



<p>Cette tendance naturelle de l’esprit humain, les publicitaires la poussent à l’extrême. Ils privilégient l’impact du message sur son contenu. Ce qui compte, c’est que nous ( les cibles ) retenions le nom de la marque. Il vaut mieux critiquer une marque que ne pas la connaître. Mieux vaut la polémique que l’ignorance. Ainsi&nbsp;:</p>



<p>Benetton doit-il son succès à la qualité de ses produits ou à ses photographies provocatrices&nbsp;?</p>



<p>Pourquoi la Fiat 500 se vend-elle infiniment mieux que la Seat Mii, pourtant bien moins chère et plébiscitée par les tests comparatifs&nbsp;? N’est-ce pas juste parce que, en lisant ces lignes, vous visualisez parfaitement l’Italienne, mais peinez à vous représenter l’Espagnole&nbsp;?</p>



<p>Pourquoi la catastrophique débatteuse Le Pen réunit-elle, à elle seule, deux fois plus de voix que l’ensemble de ses concurrents nationalistes, des sérieux énarques Asselineau, Dupont-Aignan et Philippot, au brillant essayiste Zemmour&nbsp;? N’est-ce pas justement parce que Marine est la seule que tous les électeurs reconnaitraient sans peine dans la rue&nbsp;?</p>



<p>La formule célèbre « I <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2764.png" alt="❤" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> New York » a été déclinée partout dans le monde. Des villes, des régions, des pays, sont représentés avec un cœur rouge. </p>



<p>C’est aussi le cas en France, où nous avons tellement de « I <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2764.png" alt="❤" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Paris » et de « J&rsquo; <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2764.png" alt="❤" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> La Rochelle » que la phrase n’évoque plus rien. Le slogan, qu’il soit affiché au mur ou flocké sur un tee-shirt, on ne le remarque plus.</p>



<p>Dans cet ordre d’idées, construire un petit monument d’accueil à Véretz, avec en lettres de pierre et de bois blanches et rouges « J’ <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2764.png" alt="❤" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> VERETZ »… quelle banalité ce serait ! </p>



<p>Alors les communicants locaux vont opérer un habile glissement. En renonçant au nom du village, au profit de celui de la rivière attenante, ils provoquent une illusion d’optique. A votre avis, « J’ <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2764.png" alt="❤" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> LECHER »… est-ce une proclamation d’amour pour le Cher, ou pour… ?  </p>



<p>La manœuvre frappe juste&nbsp;: le nom du village disparaît du monument, mais l’impact sur les cibles est démultiplié grâce à l’ironie grivoise du slogan. Véretz sera bien plus remarquée avec cette accroche provocatrice.</p>



<p>PS&nbsp;: Quand des critiques ( il n’en manque jamais ) se sont fait entendre, nos facétieux communicants ont corrigé le tir. Ils ont ajouté un gros point rouge pour séparer LE et CHER. C’est ce que vous voyez sur la photographie. Ils auraient pu peindre les deux mots en couleurs différentes, et la distinction serait nettement apparue. Mais non&nbsp;: en se contentant d’un point en guise de séparation, l’effet visuel «&nbsp;LECHER&nbsp;» est conservé. Bien joué&nbsp;!</p>
		<div class="wpulike wpulike-heart " ><div class="wp_ulike_general_class wp_ulike_is_restricted"><button type="button"
					aria-label="Bouton J’aime"
					data-ulike-id="1520"
					data-ulike-nonce="bfbe0c349e"
					data-ulike-type="post"
					data-ulike-template="wpulike-heart"
					data-ulike-display-likers="0"
					data-ulike-likers-style="popover"
					class="wp_ulike_btn wp_ulike_put_image wp_post_btn_1520"></button><span class="count-box wp_ulike_counter_up" data-ulike-counter-value="+38"></span>			</div></div>
	]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title> Monstrueux Bouquet</title>
		<link>https://vinceadam.com/vie-quotidienne/monstrueux-bouquet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vince Adam Psy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Apr 2022 05:38:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vinceadam.com/?p=1506</guid>

					<description><![CDATA[Michel Bouquet vient de nous quitter. Ses fans se souviendront de son personnage de patron de presse dans le film Le jouet. Au début des années 1970, Pierre Richard s’installe en haut des affiches du cinéma français. Vedette comique, il s’invente un personnage récurrent, François Perrin, en butte aux travers de la publicité dans Le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Michel Bouquet vient de nous quitter. Ses fans se souviendront de son personnage de patron de presse dans le film <em>Le jouet</em>.</p>



<p>Au début des années 1970, Pierre Richard s’installe en haut des affiches du cinéma français. Vedette comique, il s’invente un personnage récurrent, <em>François Perrin</em>, en butte aux travers de la publicité dans <em>Le distrait</em> ( 1970 ), de la télévision dans <em>Les malheurs d’Alfred</em> ( 1972 ), des ventes d’armes dans <em>Je sais rien mais je dirai tout</em> ( 1973 )…</p>



<p>Francis Veber, qui essaie de tourner son premier long métrage, le sollicite. Son scénario campe un journaliste au chômage, embringué dans un job de pantin vivant pour gosse de riches.</p>



<p>Pierre Richard est d’accord pour produire le film. Il réserve à <em>François Perrin</em> le premier rôle. Du coup, <em>Le jouet</em> va bénéficier d’une distribution inespérée&nbsp;: Daniel Ceccaldi, Charles Gérard, Michel Aumont, Jacques François, Yves Barsacq, Gérard Jugnot…</p>



<p>Ce que personne n’a prévu, c’est que Michel Bouquet, dans un second rôle &#8211; le père de l’enfant trop gâté &#8211; viendrait voler la vedette à tout le plateau.</p>



<p>Bouquet a alors 50 ans. Son univers de prédilection est le théâtre classique. Au cinéma, son jeu fabrique des personnages sans aspérité, presque sans émotion. Sa retenue impressionne.</p>



<p>Or voilà que, dans une comédie grand public, il joue le patron autocrate. Il le fait à sa manière, le plus sérieusement du monde. Les autres acteurs nous enchantent de leurs exagérations, de leurs clins d’œil, de leurs grands gestes, lui s’exprime sobrement, au premier degré, bouge lentement, le visage minéral. Son personnage acquiert de ce fait une densité, un poids qui polarise l’attention du spectateur dès qu’il apparaît dans une scène.</p>



<p>Bouquet a eu 14 ans en 1939, 20 ans en 1945. Sous l’Occupation à Paris, sa jeunesse se trouve un haut-lieu, l’Opéra-comique, qu’il fréquente en spectateur avec sa mère. Son père est absent, capturé au début de la guerre et prisonnier depuis.&nbsp;</p>



<p>Dans <em>Le jouet</em>, où il incarne un père à la fois absent et écrasant pour son jeune fils, il va se voir supplanté par le journaliste qui en devient le père d’adoption. Sur le tournage, il se montre attentif au rapport institué avec le jeune acteur, âgé de 11 ans. Il conserve une distanciation salutaire avec l’enfant, pour lui épargner l’inconfort d’une confusion avec son père biologique.</p>



<p>La subtilité de l’acteur, évidente dans la finesse de sa compréhension psychologique, nourrit ce que l’on nomme «&nbsp;présence&nbsp;» au cinéma.&nbsp;</p>



<p>De ce fait, les répliques du glacial patron prennent un poids dévastateur. Car <em>Le jouet</em> est aussi une satire sociale, qui évoque la subordination de l’employé, la soumission du pauvre, la dépendance du journaliste. La puissance de Bouquet fuse dans cette réplique, assenée par le grand patron à son bras-droit en train de se dévêtir :</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><em>J&rsquo;ai une question importante à vous poser&nbsp;: qui de nous deux est le monstre, moi qui vous demande d’ôter votre pantalon, ou vous qui acceptez de montrer votre derrière&nbsp;?</em></p>



<p>La complexité d’un patron, d’un père, d’un mari, sans cœur et méprisant mais, au fond, prisonnier de lui-même, c’est l’impérissable cadeau offert par Michel Bouquet. Il aura élevé un scénario étique au rang de film culte.&nbsp;</p>



<p>Car le succès fut mitigé à la sortie, en 1976. Heureusement, avec le temps, le film prend sa place dans le cinéma français.&nbsp;</p>



<p>Au XXI<sup>ème</sup> siècle échouent des tentatives de <em>remake</em>. C’est Sony Pictures qui, avec le réalisateur James Huth, va réussir le challenge&nbsp;:</p>



<p>Jamel Debbouze reprend le rôle de Pierre Richard, et Daniel Auteuil celui de Michel Bouquet, dans <em>Le nouveau jouet</em>, qui devrait sortir à la fin de l’année.</p>



<p>Qu’il soit un hommage au grand Bouquet.</p>



<p></p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color" style="font-size:16px">Le jouet<br>Un film français de Francis Veber avec Pierre Richard et Michel Bouquet<br>Fideline Films, 1976</p>
		<div class="wpulike wpulike-heart " ><div class="wp_ulike_general_class wp_ulike_is_restricted"><button type="button"
					aria-label="Bouton J’aime"
					data-ulike-id="1506"
					data-ulike-nonce="26b3e06637"
					data-ulike-type="post"
					data-ulike-template="wpulike-heart"
					data-ulike-display-likers="0"
					data-ulike-likers-style="popover"
					class="wp_ulike_btn wp_ulike_put_image wp_post_btn_1506"></button><span class="count-box wp_ulike_counter_up" data-ulike-counter-value="+30"></span>			</div></div>
	]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fleurs empoisonnées ?</title>
		<link>https://vinceadam.com/vie-quotidienne/fleurs-empoisonnees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vince Adam Psy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 09:15:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vinceadam.com/?p=1326</guid>

					<description><![CDATA[Pourquoi est-elle à peine surprise de se voir livrer, le lendemain seulement de son anniversaire, ce drôle de cadeau réalisé par Interflora&#160;? On est mardi, jour de séance chez le psy. Elle y voit un signe&#160;: le temps est venu de se confronter au gros problème. «&#160;C’est Maman, explique-t-elle. Ce genre de cadeau, c’est Maman. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pourquoi est-elle à peine surprise de se voir livrer, le lendemain seulement de son anniversaire, ce drôle de cadeau réalisé par Interflora&nbsp;?</p>



<p>On est mardi, jour de séance chez le psy. Elle y voit un signe&nbsp;: le temps est venu de se confronter au gros problème.</p>



<p>«&nbsp;<em>C’est Maman, explique-t-elle. Ce genre de cadeau, c’est Maman. Tout craché</em>.</p>



<p>&#8211; Vous n’aimez pas les fleurs&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>&#8211; <em>Ce n’est pas la question. Ma mère, elle a été capable d’envoyer un chèque comme cadeau. Et en plus, des semaines après mon anniversaire. Et pour ne rien gâter, en m’appelant du prénom de ma fille</em>&nbsp;<em>!</em></p>



<p>&#8211; Peut-être était-ce à sa petite fille qu’elle le destinait, avec seulement une erreur de date&nbsp;?</p>



<p>&#8211; <em>Peu importe, ce chèque bancaire, c’était pour acheter quoi exactement&nbsp;? Remarquez, par la suite, elle s’est améliorée. C’est à mon nom qu’elle a envoyé, non plus un chèque, mais un bon d’achat chez Carrefour, pour mes quarante ans</em>.&nbsp;</p>



<p>&#8211; Qu’en avez-vous fait&nbsp;?</p>



<p>&#8211; <em>Je crois que je l’ai refilé à un proche</em>.</p>



<p>&#8211; Et là, ce midi, des fleurs. C’est mieux, non&nbsp;?</p>



<p>&#8211; <em>Oui c’est mieux, d’un certain point de vue. Et avec moins de retard. Mais pour moi, c’est une hantise que ces périodes d’anniversaire où elle va se manifester</em>.</p>



<p>&#8211; Vous en pensez quoi, de ce choix&nbsp;? Un bouquet de fleurs, tout de même…</p>



<p>&#8211; <em>J’en pense que c’est une façon de se réhabiliter à bon compte. Comme si, en essayant de se souvenir de la bonne date, et en cessant de vouloir m’acheter, elle faisait amende honorable</em>.</p>



<p>&#8211; Quand même, quand même… une mère, sa fille, des fleurs… ce n’est pas banal&nbsp;! Envoyer des fleurs, ça se conçoit entre amoureux, n’est-ce pas&nbsp;?</p>



<p>&#8211; <em>Ben… où voulez-vous en venir</em>&nbsp;?</p>



<p>&#8211; On peut exclure le rapport amoureux entre toutes deux, je crois. Ce qui nous amène à voir les choses autrement. Et si votre mère, loin de s’amender, avait inconsciemment <em>utilisé</em> votre anniversaire pour, encore une fois, comme chaque année, se décerner une preuve qu’elle est une femme bien.</p>



<p>&#8211; …</p>



<p>&#8211; Je veux dire une femme qui se comporte bien. Une mère qui met son enfant à l’abri du besoin en lui envoyant de l’argent. Une mère stoïque ,même quand sa fille la bat froid.</p>



<p>&#8211; <em>Vous croyez vraiment qu’elle croit tout ça</em>&nbsp;?</p>



<p>&#8211; Vous espérez qu’elle change, qu’elle s’améliore. Vous pourriez bien résister à voir que non, elle ne change pas, qu’au contraire, envoyer des fleurs, pour elle, c’est s’auto-glorifier.</p>



<p>&#8211; <em>Vous voulez dire… pour ma mère… envoyer des fleurs, c’est… s’envoyer des fleurs</em>&nbsp;?</p>



<p>&#8211; Peut-être bien&nbsp;! Remarquez que ces deux formules, avec ou sans le s, ont un sens si différent&nbsp;! On pourrait presque y voir un lapsus. Votre anniversaire, c’est son anniversaire. Le jour mémorable, pour vous, de votre naissance, c’est aussi, pour elle, le jour mémorable où elle est devenue mère. Peut-être que votre maman voit tout simplement midi à sa porte.</p>



<p>Cela étant, la cure de psychanalyse doit veiller à ne pas se tromper de sujet. En séance, décrypter le fonctionnement d’un tiers est aisé&nbsp;: on est deux à réfléchir. Mais analyser son propre fonctionnement, analyser non pas ses parents mais son propre rapport aux parents, c’est une tout autre affaire. Un décryptage passionnant, émancipateur… mais ardu.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">La morale de l’histoire&nbsp;:</p>



<p>Le jour où l’on parvient à élucider ses propres émotions vis-à-vis de ses parents… on sera capable de jeter les bouquets empoisonnés, au lieu de les disposer joliment dans sa véranda…</p>
		<div class="wpulike wpulike-heart " ><div class="wp_ulike_general_class wp_ulike_is_restricted"><button type="button"
					aria-label="Bouton J’aime"
					data-ulike-id="1326"
					data-ulike-nonce="9319db6bbf"
					data-ulike-type="post"
					data-ulike-template="wpulike-heart"
					data-ulike-display-likers="0"
					data-ulike-likers-style="popover"
					class="wp_ulike_btn wp_ulike_put_image wp_post_btn_1326"></button><span class="count-box wp_ulike_counter_up" data-ulike-counter-value="+32"></span>			</div></div>
	]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>J’ai rêvé que ma quéquette s’envolait</title>
		<link>https://vinceadam.com/vie-quotidienne/jai-reve-que-ma-quequette-senvolait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vince Adam Psy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Nov 2021 15:26:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vinceadam.com/?p=1281</guid>

					<description><![CDATA[C’est un costaud, le genre qui inspire confiance, une épaule rassurante. Mais en ce moment, c’est lui qui ressent un besoin d’aide. Et le solide quinquagénaire d’attaquer la séance par ces mots&#160;: « J’ai fait un cauchemar cette nuit, enfin, je crois...&#8211; Racontez.&#8211; J’essayai de dégrafer mon pantalon. Je m’escrime sur le bouton de ceinture. Il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est un costaud, le genre qui inspire confiance, une épaule rassurante. Mais en ce moment, c’est lui qui ressent un besoin d’aide.</p>



<p>Et le solide quinquagénaire d’attaquer la séance par ces mots&nbsp;:</p>



<p>« <em>J’ai fait un cauchemar cette nuit, enfin, je crois..</em>.<br>&#8211; Racontez.<br>&#8211; <em>J’essayai de dégrafer mon pantalon. Je m’escrime sur le bouton de ceinture. Il lâche. Et en même temps, ma quéquette tombe au sol</em>.<br>&#8211; …<br>&#8211; <em>Je la ramasse. Je la tiens là, dans ma main, que je lève bêtement en l’air pour éviter que la quéquette ne retombe. Je me dis &#8211; vite, alerter le docteur… et en un éclair un oiseau me l’arrache de la main et disparait</em>.<br>&#8211; …<br>&#8211; …<br>&#8211; Et ensuite, qu’est-ce qui se passe ?<br>&#8211; <em>Rien, je me réveille en frissonnant de froid. Euh… je n’ai jamais froid</em>.<br>&#8211; Ah ben alors… Quel rêve ! Mais… dites-moi… de quel oiseau s’agissait-il ?<br>&#8211; <em>Un pélican… une mouette… En fait je ne sais pas</em>.<br>&#8211; Un canard, pour vous, c’est un volatile ? Un oiseau qui peut voler ?<br>&#8211; <em>Oui, sûrement</em>. <br>&#8211; …<br>&#8211; <em>Ah je vois, les canards dans mon jardin ! Vous savez, ils ont disparu. Avec les canetons</em>.<br>&#8211; Se pourrait-il que le vrai sujet de votre rêve soit… une famille qui disparaît ? <br>&#8211; <em>Vous voulez dire… la mienne </em>?<br>&#8211; Une famille que vous sentez en danger, qui risque de disparaître en se disloquant ? </p>



<p>Fin de l’interprétation.</p>



<p>Ce rêve était très simple à expliquer. Il suffit de savoir que, lorsqu’un événement aussi extraordinaire que ce vol de quéquette occupe l’essentiel d’un rêve, c’est qu’il n’est pas le vrai sujet du rêve. Mais au contraire, c’est qu’il en masque le sujet.</p>



<p>Pourquoi&nbsp;?</p>



<p>D’après la psychanalyse freudienne, le rêve exprime des affects puissants, préoccupants, très désirables, ou très redoutables… Dangereux tout ça&nbsp;! Comme l’inconscient va-t-il se débrouiller pour produire un rêve qui soit tout de même supportable&nbsp;?</p>



<p>L’inconscient va dissocier le <em>contenu manifeste</em> du rêve, de son <em>contenu latent</em>.</p>



<p><em>Le contenu manifeste</em> est ce qui apparait, explicitement. C’est le récit, de mémoire, que chacun peut offrir de son dernier rêve.</p>



<p><em>Le contenu latent</em> est le véritable message du rêve, que le contenu manifeste veut masquer.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pourquoi cette dissimulation&nbsp;?</p>



<p>Parce que le véritable message est délicat à expliciter, voire difficilement avouable, même à soi-même.&nbsp;</p>



<p>Un canard colvert arrache le sexe du rêveur et s’enfuit&nbsp;: contenu manifeste.</p>



<p>Un rêveur terrorisé à l’idée que sa famille&nbsp;pourrait bien se disloquer&nbsp;: contenu latent.</p>



<p>Au fil de la cure, on s’entraîne à utiliser cette grande règle d’interprétation des rêves. Et de même pour les autres éléments clés de la technique freudienne. Le but est que vous puissiez, à terme, interpréter vous-même.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">La morale de l’histoire :</p>



<p>Sortez couverts, les garçons !</p>



<p></p>



<p class="has-text-color" style="color:#9b9b9b">Nota Bene : les fans de la série « The Sopranos » auront reconnu une scène-clé de la saison 1, avec le parrain mafieux Tony Soprano, qui raconte son rêve, et la psy Jennifer Melfi, qui en suggère l’interprétation.</p>
		<div class="wpulike wpulike-heart " ><div class="wp_ulike_general_class wp_ulike_is_restricted"><button type="button"
					aria-label="Bouton J’aime"
					data-ulike-id="1281"
					data-ulike-nonce="4245679dab"
					data-ulike-type="post"
					data-ulike-template="wpulike-heart"
					data-ulike-display-likers="0"
					data-ulike-likers-style="popover"
					class="wp_ulike_btn wp_ulike_put_image wp_post_btn_1281"></button><span class="count-box wp_ulike_counter_up" data-ulike-counter-value="+35"></span>			</div></div>
	]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Génial, je ne vais pas m’ennuyer ce soir !</title>
		<link>https://vinceadam.com/vie-quotidienne/genial-je-craignais-de-mennuyer-ce-soir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vince Adam Psy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 11:33:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie quotidienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vinceadam.com/?p=255</guid>

					<description><![CDATA[Pourquoi est-elle à peine surprise de trouver, sur le pas de la porte de la maison, une drôle de livraison ? A voir avec le psy, se promet-elle. Et la fringante quinquagénaire d’attaquer la séance par ces mots&#160;: « Je ne sais plus quoi faire avec mon fils. Il a 23 ans, un studio, un travail, et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pourquoi est-elle à peine surprise de trouver, sur le pas de la porte de la maison, une drôle de livraison ? A voir avec le psy, se promet-elle.</p>



<p>Et la fringante quinquagénaire d’attaquer la séance par ces mots&nbsp;:</p>



<p>« <em>Je ne sais plus quoi faire avec mon fils. Il a 23 ans, un studio, un travail, et il vient déposer chez moi son linge sale, sans crier gare</em>. <br>&#8211; Possède-t-il un lave-linge ?<br>&#8211; <em>Oui mais le robinet d’arrivée d’eau fuit</em>. <br>&#8211; Ne pourrait-il pas le faire réparer ?<br>&#8211; <em>Je sais bien, c’est évidemment un prétexte, il ne veut pas couper le cordon</em>. <br>&#8211; Et vous ? Serait-il possible que vous hésitiez aussi, à votre manière, à le couper ? »</p>



<p>Quand un fils donne signe qu’il rechigne à la séparation, grandes sont les chances qu’il ne fasse là qu’exécuter la muette instruction de maman&nbsp;: <em>reste avec moi, laisse-moi m’occuper de toi</em>.</p>



<p>Voilà pourquoi il est possible que cette mère nourrisse un sentiment ambivalent. Réprouve-t-elle vraiment ce qui, dans le même temps, la ravit&nbsp;?</p>



<p>Imaginons, maintenant, que ma consultante, au lieu de débuter ainsi son explication&nbsp;:&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center"><em>«&nbsp;Je ne sais plus quoi faire avec mon fils. Il a 23 ans, etc</em>…&nbsp;»</p>



<p>prononce la phrase suivante&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-center"><em>«&nbsp;Je ne sais plus quoi faire avec mon gamin.&nbsp;Il a 23 ans, etc… »</em></p>



<p>Elle dit «&nbsp;<em>gamin</em>&nbsp;»&nbsp;! Pas «&nbsp;<em>fils</em>&nbsp;»…&nbsp;</p>



<p>Voilà donc un jeune homme adulte, intégré socialement, autonome économiquement, majeur civilement… qualifié de gamin&nbsp;!</p>



<p>Dans un tel cas, le présupposé psychanalytique devient, à tout le moins, une forte intuition&nbsp;…</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">La morale de l’histoire&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Une jeune quinquagénaire n’est pas un lave-linge&nbsp;!</p>
		<div class="wpulike wpulike-heart " ><div class="wp_ulike_general_class wp_ulike_is_restricted"><button type="button"
					aria-label="Bouton J’aime"
					data-ulike-id="255"
					data-ulike-nonce="b9e9afe36f"
					data-ulike-type="post"
					data-ulike-template="wpulike-heart"
					data-ulike-display-likers="0"
					data-ulike-likers-style="popover"
					class="wp_ulike_btn wp_ulike_put_image wp_post_btn_255"></button><span class="count-box wp_ulike_counter_up" data-ulike-counter-value="+36"></span>			</div></div>
	]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
